Sablier

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Anti-procrastination

La procrastination a longtemps été un poison personnel. J’en mourais à petit feu. Je me disais même que je gâchais mon potentiel. Aujourd’hui, je peux dire que j’en suis quasiment guéri.

Alors que y’a pas si longtemps je ne travaillais que dans l’urgence. Je disais même je ne sais travailler que dans l’urgence.

Je ne te dis pas que c’est toujours parfait. Là par exemple j’écris cet email la veille pour le lendemain alors que j’avais un plan pour prendre de l’avance. Mais les deux dernières semaines je me suis justement reposé sur ce que j’avais écrit à l’avance.

Y’a pas si longtemps c’était inimaginable pour moi d’avoir des emails d’avance.

Alors… comment dompter la procrastination ?

L’angoisse permanente

Si tu es comme moi alors la gestion du temps est avant tout une angoisse pour toi. D’ailleurs tu ne la gères pas forcément en procrastinant, tu peux aussi la gérer en t’infligeant la malédiction du perfectionnisme.

Dans les deux cas, ça pourrit ta vie. Parce que ça te pousse, même quand tu fais des choses que tu aimes à détester le chemin que tu prends pour y arriver.

Que ça soit parce que tu passes ton temps à ne rien faire en attendant la dernière minute (mais en éprouvant de l’angoisse tout du long) jusqu’à t’épuiser en te mettant à fond; ou parce que tu te surcharges en te fixant des exigences irréalistes.

Or, tu connais le cliché : il faut aimer le chemin et pas juste la destination.

Ou alors dans ma version préférée :

La vie est un escalier mais tu vis sur une seule marche à la fois.

C’est quand même dommage de polluer tout tes voyages par ce chemin saboté.

Deux issues : le burnout ou la mort lente

Ai-je besoin d’en dire plus ? Ce n’est pas sain et tu le sais bien. Sauf que tu n’arrives pas à faire autrement.

Au début j’allais écrire que tu ne sais pas faire autrement. Mais tu sais ! C’est comme la nutrition : bien sûr que tu sais que tu dois manger plus de légumes, mais tu n’y arrives pas.

Parce que c’est avant tout une question de gestion d’émotions.

C’est ce qu’oublient de te dire les méthodes de gestion du temps

Plus tu vas ressentir de l’anxiété et plus vont se déclencher les mécanismes de procrastination et/ou de perfectionnisme. La solution n’est donc pas de traiter les conséquences.

Quand on y réfléchit bien, beaucoup de méthodes reviennent à dire : ok, tous les mois y’a un éboulement rocheux qui détruit le toit de ta maison… voilà un kit de réparation rapide du toit.

Alors que ce qu’il faudrait c’est trouver la source des éboulements et les enrayer une fois pour toute ou… déménager.

Plus tu vas ressentir de l’anxiété et plus vont se déclencher les mécanismes de procrastination et/ou de perfectionnisme. La solution est donc de réduire les causes de l’anxiété.

Or, des causes, j’en vois 3 principales.

Cause #1 : la dispersion

Certaines tâches demandent une concentration totale pour être accomplies rapidement mais surtout pour être accomplies sans stress. C’est ce qu’on néglige le plus dans notre culture du multitasking : non seulement le multitasking augmente significativement le temps total mais en plus il augmente le stress.

À l’inverse, ce qu’on appelle l’état de flow (quand on est absorbé·e par une tâche) est une source de bien-être.

Ça faisait 20 minutes que je me sentais mal et incapable d’écrire cet email. Quand j’ai enfin mis mon téléphone plus loin que mon bras peut s’étendre… j’ai immédiatement ressenti une sérénité qui m’a permis d’écrire.

Non… je mens. Pas immédiatement. Justement c’est le fait de pouvoir se laisser absorber sans distraction qui va créer cette sérénité.

En plus c’est un effet boule de neige : plus j’arrive à avancer sans distraction et plus la sérénité augmente.

Note : le téléphone en soi n’est pas une distraction. Il peut être une source formidable de connexion ou même simplement de divertissement. Ça ne devient une distraction que quand je suis dans un moment où le consulter va m’empêcher de faire autre chose.

Se concentrer et se couper des distractions est, heureusement, un muscle que tu peux travailler. Y’a même des gens qui recommandent de s’entraîner chaque jour au hasard. Genre dans la queue d’un magasin tu te dis tant que je suis dans cette queue je m’interdis de regarder mon téléphone, je me laisse vagabonder à mes pensées.

Cause #2 : une voix intérieure tyrannique

Dans la littérature scientifique on utilise pas le mot perfectionnisme de manière exclusivement négative. On va différencier le perfectionnisme sain et le perfectionnisme malsain. Or, une des différences entre les deux vient précisément du fait que le perfectionnisme malsain est carburé par une auto-punition.

En gros, c’est comme si pour écrire cet email je me motivais en me disant je suis vraiment une merde si je le fais pas. Au lieu de me motiver en me disant j’adore écrire donc je serais content de l’avoir fait.

Par conséquent, le perfectionnisme malsain engendre un monde d’insatisfaction permanente. Y’a pas un moment de satisfaction personnelle : chaque accomplissement est vécu comme la moindre des choses. En résumé : soit je suis une merde parce que j’ai eu entre 0 et 19/20, soit j’ai eu 20/20 et c’est normal.

Cause #3 : un problème structurel dans ce que tu fais

Ali Abdaal, l’auteur de Feel Good Productivity identifie trois types de burnout.

Le premier c’est celui qu’on a le plus facilement en tête : le surménage. On travaille tout simplement trop.

Le deuxième c’est : l’épuisement (depletion en anglais). Tu ne travailles pas forcément trop mais tu ne te reposes pas assez. Que ça soit parce que tu as des soucis de sommeil ou tout simplement un job ménager trop prenant (gérer la maison, les enfants).

Le troisième c’est : le désalignement entre tes valeurs et ton travail.

Ces trois types de burnout proviennent de problèmes structurels. Surtout le troisième. Autant les méthodes classiques de gestion du temps peuvent t’aider à trouver du temps pour travailler moins ou te reposer plus… autant ça ne change absolument rien à un désalignement.

Mes 3 pilules anti-procrastination

J’ai une pilule pour chacune de ces causes.

Pilule #1 : apprendre à se concentrer et se couper des distractions.

Ça a été une des premières formations que j’ai créées. Elle s’appelle :

Focus : décupler sa productivité en diminuant les distractions. Sans jeter son smartphone.

Comme son nom l’indique, l’idée c’est de faire le diagnostic de tes distractions, pour voir comment tu peux les diminuer. Surtout dans un monde où le multitasking est non seulement répandu mais culturellement exigé. Si tu ne réponds pas à tes messages ou tes emails pendant une journée des gens peuvent s’en inquiéter ou s’en agacer.

Alors comment trouver des bulles de paix sans devenir un·e moine qui s’isole dans la forêt ?

Cette formation comporte 7 parties :

  1. Le vrai danger des distractions

  2. Les bienfaits de la concentration

  3. 5 manières de retrouver sa concentration

  4. Pourquoi les cures de désintoxication au smartphone ne marchent pas ?

  5. Gérer les notifications

  6. Gérer les emails

  7. La productivité à heures fixes


Pilule #2 : faire la guerre au perfectionnisme

J’ai mis beaucoup plus de temps à faire une formation sur le sujet car je ne suis pas trop touché par le perfectionnisme. Comme je te le disais moi mon dysfonctionnement de base c’est plutôt de ne rien faire jusqu’à la dernière minute. Jusqu’à ce qu’un jour je tombe sur un livre qui a tout changé tellement c’était une claque. Ça s’appelle The Anxious Perfectionist: How to Manage Perfectionism-Driven Anxiety Using Acceptance and Commitment Therapy

Dedans on partage des techniques issues des psychothérapies pour bonifier sa voix intérieure et arrêter de se faire victimiser par elle.

J’en ai sorti une formation qui s’appelle

ANTI-PERFECTIONNISME : la méthode pour arrêter de t'autosaboter

Cette formation se décompose en 7 parties :

  1. Pourquoi le perfectionnisme existe-t-il ?

  2. 12 fausses croyances à déconstruire sur le perfectionnisme

  3. Remplacer les règles par des valeurs

  4. Le nom du saboteur : l'autodénigrement

  5. Arme #1 : L'autocompassion

  6. Arme #2 : Modifier ta méthode de travail

  7. Arme #3 : formuler correctement tes objectifs


Pilule #3 : trouver la sérénité dans la productivité

Ici, je me suis inspiré des travaux d’Ali Abdaal pour proposer une méthode de productivité qui repose autour du bien-être avant tout. Au lieu d’optimiser la quantité produite, on optimise la qualité ET le bien-être. Avec un cercle vertueux puisque ça permet une plus grande durabilité.

Bah oui… ce qu’on oublie quand on s’engage dans une pente de burnout c’est la dimension de développement durable personnel. Ou, pour reprendre un autre cliché : qui veut aller loin, ménage sa monture.

J’apprends d’ailleurs à l’instant que ça ne vient pas de la Bible mais d’une pièce de Racine où il décrit un juge qui travaille trop. Voici la version réécrite en français moderne par GPT :

C’est vraiment dommage : il était trop dévoué à son travail.
Chaque jour, il était le premier arrivé au tribunal, et le dernier à partir.
Et bien souvent, si on l’avait écouté,
Il aurait été capable d’y rester couché, sans manger ni boire.
Je lui disais parfois : “Monsieur Perrin Dandin,
Franchement, vous vous levez beaucoup trop tôt tous les jours.
Qui veut aller loin ménage sa monture.
Mangez, buvez, dormez, et préservez vos forces.”
Mais il n’en a jamais tenu compte. Il a tellement veillé,
Et tellement travaillé, que maintenant, on dit qu’il a perdu la tête.

Ça a été écrit y’a 357 ans et ça n’a pas pris une ride.

En revanche ce qui est moins souvent mis en avant c’est le fait que l’épuisement dépend aussi de l’alignement des valeurs. Si jamais je fais quelque chose en contradiction avec mes désirs profonds alors je risque de m’épuiser même en travaillant une durée “normale”.

C’est de ça dont je parle dans :

PRODUCTIVITÉ RELAXÉE : la productivité sans la culpabilité

Ça se décompose en 7 parties :

  1. Le bien-être augmente la productivité

  2. 10 ennemis de ta productivité

  3. Trois théories sur la procrastination

  4. Cinq techniques pour se lancer

  5. L’importance de dire non

  6. Comment réduire ton rythme de travail

  7. Bonus : quelques principes que j’avais oubliés